Parenthèse de Bernard Tanguy (2016)

Évidemment… Parenthèse n’est pas une (très) bonne comédie et je ne la recommanderai pas à un ami pour qu’il sorte de sa dépression alcoolique. Je me suis plusieurs fois demandé ce que je faisais devant ce film avant de me rappeler que je suis arrivé devant pour la B.O composée par Stupeflip et pour le thème de la crise de la cinquantaine qui m’a toujours intrigué.

Soyons clairs, les procédés scénaristiques sont très maladroits, l’humour souvent gênants, les personnages beaucoup trop caricaturaux et le film dégouline d’un message mielleux rimant presque avec “Carpe diem”. MAIS ! Tous ces défauts réunis forment une sorte de cocktail sensible et touchant servant (avec maladresse, rappelons le) le dur goût de la vieillesse, des échecs sentimentaux et de ces standards de vie nous empêchant de suivre nos idéaux les plus précieux. Je trouve que le travail de Stupeflip fonctionne bien avec les ressentis suggérés et la mise en scène reste propre avec quelques idées intéressantes.

A mon humble avis, vous ne rirez pas souvent devant cette comédie mais le film vous fera certainement ressentir les regrets et les remords des auteurs et du réalisateur ayant sûrement fait Parenthèse pour lui donner le rôle de miroir sur leurs passés. Si on le prend du bon côté, ce miroir peut également nous donner l’envie de se baigner nue dans l’océan sans se soucier du temps qui, au fond, n’existe que très peu.

Guillermo Gallo

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