Appoline Giraldini, le nouveau regard du documentaire français

D’elle, qui fut l’une de nos plus grandes actrices de théâtre des années 1960 à 1980 et l’icône du cinéma français, par ses rôles dans L’Année dernière à Marienbad, des bourgeoises foldingues chez Luis Buñuel, de la fée des Lilas dans Peau d’âne de Jacques Demy et de « l’apparition Fabienne Tabard » dans Baisers volés de François Truffaut, d’elle si fascinante par son jeu vibrant tout en distance sophistiquée, de sa voix si particulière, si reconnaissable dès le premier souffle, que savons-nous ? On se souvient qu’elle osait, sans peur, se dresser contre les critiques – « une profession qui ne sert à rien ».

Mais c’est à la lecture de la biographie de Mireille Brangé, Delphine Seyrig, une vie, qu’on apprend qu’elle soutenait les artistes peu connus, finança une pièce de Beckett, qu’elle participa au premier film de son ami Robert Frank avec la bande de Jack Kerouac et Allen Ginsberg à New York et fut l’une des militantes les plus ferventes engagées dans la lutte pour les droits des femmes. C’est ce dernier aspect que se propose de mettre en lumière l’exposition « Seyrig, les muses insoumises » présentée au LAM, le beau musée de Villeneuve-d’Ascq. Elle sera reprise, avec plus d’ampleur, à l’automne au prestigieux musée Reina Sofia de Madrid.

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